IMAGINAERIUM est un projet de rock progressif conçu en 2018 par Eric Bouillette (Nine Skies), Clive Nolan (Pendragon) et Laura Piazzai (Caamora).
Le Français Eric Bouillette décèdait en 2022, peu avant la sortie du premier opus de la formation, « The Rise of Medici ». Ce long format était accueilli très favorablement par la critique.
Nolan et Piazzai ont choisi de prolonger le projet et ils reviennent avec un nouveau long format qui s'intéresse cette fois à une héroine britannique, Boudicca, une reine celte qui dirigea une rébellion contre l'empire romain.
Les deux leaders de la formation anglo-italienne se partagent le chant sur un album de qualité qui propose quelques moments forts et développe un album de rock progressif qui restera agréable sur la longueur.
« Siege » est disponible notamment sur Bandcamp.
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IMAGINAERIUM (rock progressif), Siege (04/04/2025)
Tracklist :
01. Cry Boudica!
02. The Final Redoubt
03. Footprints
04. All There Is To See
05. When My Eyes Are Closed
06. To The Victor Go The Spoils
07. Never Burn The Cakes
08. The Last Arrow
09. Deep
10. Blood Moon
Line-up :
- Clive Nolan: Chant / Claviers
- Laura Piazzai: Chant
- Luis Nasser: Basse
- Mirko Sangrigoli: Guitares / Batterie
- Noa Drezner: Guitares
- Simone Milliava: Guitares
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ANTIPOD (metal progressif), Eveil (30/08/2024)
Le 13/02/2025
ANTIPOD rejoint MANIGANCE, ANTECHAOS et REBOOT et forme aujourd’hui mon carré d’AS…
Par Pépé St@kaTTo
Groupe : ANTIPOD
Album : « Eveil » (Label Wormholedeath)
Genre : Heavy Metal / Mélodique / Progressif
Région : Lyonnaise
Influences : Nightwish / Pantera / Angra / Manigance / Awacks
Sortie : 30 août 2024
Par Pépé St@kaTTo
Line-up actuel :
⦁ Sébastien Lelong : clavier, compositions (ex MYTHRILLIUM)
⦁ Jémina Robineau : chant (ex ANTHON NORWELL EXPERIMENT, ex MEMORY OF SILENCE)
⦁ Stéphane Monserrat : chant (AWACKS)
⦁ Elias Bouabib : guitare rythmique, solo, chant (ABYSSAL CYAN)
⦁ Bilel Adda : guitare rythmique
⦁ Matthieu Lucet : basse
⦁ Thierry Delvaux : batterie (ex WEIRDLAND, ex AMON SETHIS)
Tracklist :
01.Eveil - 02.Affronter ses idées noires - 03.Heylel - 04.La vie au temps - 05.Ne jamais douter - 06.Berzerkir - 07.Naufrage - 08.Nouvelle ère - 09.Chrysalide
10.Valse des songes - 11.La vie au temps (orchestral)
Artwork CD et book par Kryss (Christophe Segarra).
Il en aura fallu du temps pour que cet album d’ANTIPOD voie le jour ! Non pas que la gestation fut particulièrement difficile, mais comme pour tout premier opus, il a été sujet à de nombreux imprévus, doutes, modifications diverses, mais également moments d’euphories et fortes exaltations.
La chronique de cet album est un peu particulière pour moi car, comme pour mes deux compères de la Te@m Ahasverus (Ahas et Dam'Aël), Sébastien Lelong (son maître d’œuvre) nous a associé dès le départ à la conception de ses compositions en nous faisant écouter régulièrement les nouvelles versions des morceaux et nous demandant nos impressions, nous tenant informés des avancées de l’album. Ce fut génialissime et nous le remercions pour ce privilège !
Avant de passer en revue les onze morceaux composant l’album, il nous faut revenir sur la genèse du groupe.
Seb’ le claviériste et compositeur a fondé le groupe dix ans plus tôt à la fin de l’aventure MYTHRILLIUM (2 démos : Mythrillium (2006) 3 titres, Aurore (2007) 6 titres, le fameux « La vie au temps », apparaissant sur les 2 démos, une dizaine de concerts).
Après cette première aventure il n’a jamais cessé de composer et maquetter ses nouveaux morceaux (sous le logiciel Guitar Pro et tout en « Midi »). Il fait alors écouter ses ébauches de projet à Steeven Segarra (WEDINGOTH) qui lui propose d’enregistrer dans son studio. Les premières pistes seront diffusées sur plusieurs radios, « Heylel » apparaîtra même sur la Compil French Metal FM022 « La porte des damnés » en juin 2016. Tous les retours positifs encourageront Sébastien à poursuivre l’aventure avec l’arrivée d’autres musiciens qui finaliseront le groupe ANTIPOD.
Cependant, Steeven ayant d’autres obligations professionnelles, la production finale d’Eveil fut confiée à Christian Morfin (le producteur entre-autre de Franck Carducci).
L’album sort d’abord sur les plateformes numériques le 9 février 2024 puis sous format galette le 30 août 2024.
C’est sur « Eveil » qui donne son nom à l’album que raisonnent les premières croches. Une intense montée en puissance grâce aux claviers de Sébastien, quelques cloches pour nous réveiller, et un riff puissant de guitare pour nous mettre l’eau à la bouche. Un titre épique très court mais qui donne le cap à suivre pour la suite…
« Affronter ses idées noires » démarre très fort sur un riff lancinant d’Elias, la voix de Stéphane jaillit ensuite telle une balise lumineuse au milieu de la noirceur de la nuit. Le fantastique solo au milieu du morceau, véritable déferlement de notes et d’émotions sonores (exécuté par Julien Lagnier, premier guitariste avec qui Seb’ a composé ce titre) donne une dimension particulière à ce morceau, « ne jamais baisser les bras, jamais » … Mon morceau préféré !
Les notes de piano et le son cristallin des claviers de Seb’ appuyés par une batterie bien pêchue vont lancer la piste numéro 3. La voix suave de Jémina nous narre l’histoire d’Heylel, l’astre brillant, l’étoile du matin, l’ange déchu, Lucifer le porteur de lumière. Un morceau très progressif, velouté et mielleux, avec de belles paroles à la Ange.
« La vie au temps », est le morceau le plus ancien d’Antipod (24 ans). Il est le catalyseur qui a poussé Sébastien à continuer de composer et d’écrire sans relâche. Cette « ballade » est un vibrant hommage à sa petite amie décédée dans un tragique accident de voiture durant son adolescence. Des mots, des notes tirées d’un simple clavier « Bontempi » qui ont marqué à jamais son auteur. Une balise temporelle qui le ramène sans cesse à son passé avec ses souvenirs et ses regrets, mais qui le pousse continuellement à avancer. C’est majestueux et touchant à la fois, la voix de Jem’ véhiculant tellement d’émotions. Les soli de guitares sont finement ciselés, le plan en tapping redoutable, le final piano / voix de toute beauté !
« Quelle autre chose est le temps qu’une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous … ».
« Ne jamais douter » la piste suivante est le morceau le plus heavy rock de l’album avec ses nombreuses parties de guitares. On retrouve ainsi en guest Fabien Lacroix (chanteur et guitariste d’ARKERONN) pour un solo d’anthologie. Les lignes de basse sont puissantes et sortent légèrement du mix. La voix hypnotique de Stéphane fusionne allègrement avec les nappes de synthés de Sébastien. Encore un excellent titre !
« Berzerkir », la transe des guerriers-fauves, ces fervents adorateurs d’Odin, où la fureur sacrée de la plage n°6 de l’album ! C’est avec un son de harpe que débute ce morceau à l’ambiance psychédélique et sombre. La basse est omniprésente et drive avec brio les autres instruments. Les voix qui s’interpellent nous racontent l’histoire des « berzerkers », ces gosses que l’on droguait dès leur plus jeune âge pour ne pas éprouver la moindre peur lors des combats.
« Naufrage », (le tout premier titre que j’ai découvert d’Antipod !) nous conte l’histoire de ce vieux marin assis en bordure du port, qui lâche tout de sa vie présente et largue les amarres pour répondre aux chants des sirènes qui l’appellent ! L’intro est calme, comme une mer d’huile seulement troublée par des oiseaux qui gazouillent, mais la tempête et le naufrage sont proches. Belle interactivité des voix entre Jémina (la sirène) et Stéphane (le vieux marin), à noter également ici les différents changements de rythmes qui animent le morceau, ainsi que le très beau passage de guitare électro-acoustique. Le jeu de basse / batterie est fluide et puissant, les nappes de synthés sublimant le tout.
L’excellentissime « Nouvelle ère » avec ses sons de claviers très new wave / rock ’80 et son refrain épique est bien partie pour devenir l’hymne officiel d’ANTIPOD en Live ! Un titre qui pourra être repris en chœur et qui fera assurément headbanger les plus indécis !
C’est sur une intro’ multi-guitares (acoustique / électrique) et piano que démarre le magnifique « Chrysalide ». La voix éraillée de Jémina, doublée et décalée sur ce titre, apporte beaucoup de douceur et d’émotion. Une belle petite ballade qu'il doit être bien agréable de jouer sur une vieille folk au coin du feu !
La piste n°10 « La valse des songes » va nous projeter à l’époque de la Renaissance, avec ici une atmosphère mi-prog’ / mi-rock. La valse reste électrique et puissante, les instruments s’interpellant et se répondant avec grâce, et toujours cette belle complémentarité dans les parties chants. A noter, à la moitié du morceau la cassure apportée par quelques secondes de silence qui laisse croire à la fin de la chanson, et qui permet de relancer la machine pour un final de toute beauté avec son pont / intermède à la MAIDEN, période Powerslave (un groupe qui a beaucoup influencé Sébastien dans son adolescence), et une sublime partie clavecin qui vient définitivement clore ce titre.
La piste 11 est la version instrumentale de « La vie au temps », un titre sans chant donc, joué ici uniquement aux claviers par Sébastien dans une interprétation symphonique poussée à l’extrême, pour une cascade d’émotions intenses. Les mélomanes apprécieront ce déchainement de cordes et de chœurs, un « requiem » qui n’est donc pas à mon sens superflu et qui vient clôturer de façon éblouissante ce premier opus d’ANTIPOD.
Un peu plus de cinquante minutes pour un album où les onze titres, véritables tranches de vie, viennent s'emboîter les unes dans les autres dans un puzzle qui vous fera apparaître et découvrir l’univers merveilleux d’ANTIPOD. Un majestueux premier album qui vous prendra aux tripes !
Un groupe à classer dans « rock progressif mélodique expérimental », un skeud ficelé comme un Queen qui chanterait en français, car il faut le préciser, peu de groupes hexagonaux dans ce style osent s’exprimer dans la langue de Molière, encore moins avec deux chanteurs exceptionnels comme Jémina et Stéphane !
Je conclurai cette chronique en précisant que cet album est vraiment un coup de cœur car depuis 2020, j’ai vu les morceaux évoluer, certains m’ont même personnellement touché (« Affronter ses idées noires », « La vie au temps », « Ne jamais douter »), car je les ai découverts et appréciés durant une période sombre de mon existence… J’ai maintenant hâte de rencontrer le groupe en Live et partager quelques mousses avec ses membres (avec mode-et-ration bien entendu), j’espère que c’est également votre cas !?
ANTIPOD rejoint ainsi MANIGANCE, ANTECHAOS et REBOOT et forme aujourd’hui mon carré d’AS… Vivement le prochain album !
[PS : je dédie cette chronique à Roland Lelong le papa de Sébastien, un rocker au grand cœur (ex chanteur d’EXODE) qui aurait été fier de son fils et de son album.]
Matoscope :
⦁ Sébastien : Séquenceur PC + Carte son PreSonus Studio 26c, 2 Entrées /4 Sorties, 192 KHz, Interface Audio USB-C, Synthé Korg Kronos
⦁ Jémina : Micro Sennheiser HF + Boitier émetteur / recepteur
⦁ Stéphane : Micro Sennheiser e865 et Shure Beta 58
⦁ Elias : Guitare Jackson, Marshall Tête DSL20HR + Cab Marshall JVMC212 + Shure SM58
⦁ Bilel : Guitare ESP, Tête Hughes & Kettner Grandmeister Deluxe 40 + 1 Baffle Hughes & Kettner TM 212 + Ipad contrôle son
⦁ Matthieu : Basse Frankenbass, Tête TC Electronic Thrust BQ500 + Cab Tone Man TM 210 200W
⦁ Thierry : Batterie Mapex Sarun V
AMETHYSTE PROJECT (rock progressif), « Au gré du temps » (2024)
Le 09/02/2025
« Au gré du temps » fait partie de mon TOP 5 tant il dégage d’émotions !
Par Pépé St@kaTTo
Groupe : AMETHYSTE PROJECT
Album : « Au gré du temps » (Autoprod’ - CD caritatif)
Genre : Rock / Metal Progressif /Hard
Région : Hexagone
Sortie : novembre 2024

Participants :
⦁ Chanteurs/es : Carine Pinto (MANIGANCE), Abby (BURNT UMBER), Joe Amore (KINGCROW, A & MORE), Olivier Costes (LOOKING FOR MEDUSA), Chris Garel (DREAMCATCHER)
⦁ Guitaristes : Ted « Denver » Souaze (DENVER, DOUBLE T), Bastien Lemoine (STEEL RANGERS, DREAMCATCHER), Olivier Louis Servais (DEMONTOOL, HEVIUS, DREAMCATCHER), Gérald Le Huec (Trouz Ar Mor) et Yvan Coste (DOOMSDAY MACHINE)
⦁ Bassistes : Philippe Guadagnino (BLASPHEME), Nicolas Sotiriou (CHRYSIS) et à Markus Fortunato (FORTUNATO, SPIRIT WAR), Alan Raoul (HOT HELL ROOM).
⦁ Claviers : Greg LUNG
⦁ Batterie : Thierry Thuane (DREAMCATCHER)
Tracklist :
La Quête : (01.Le profane – 02.L’occultiste – 03.Révélation) – 04.Au gré du temps – 05.Crépuscule des Elfes – 06.Mr King
Comme son nom l’indique, AMETHYSTE PROJECT n’est pas à proprement parler un groupe (prévu pour durer dans le temps, et encore que, ne jamais dire jamais !), mais plutôt le projet d’un CD réalisé par plusieurs artistes bénévoles, dont le produit des ventes sera reversé à une fondation pour la recherche médicale et en particulier celle sur la maladie d’Alzheimer.
Ce projet est à l’initiative de Thierry Thuane (batteur de DREAMCATCHER) qui suite au décès de sa maman touchée par ce fléau (juillet 2022), a eu l’idée de réaliser un CD en sa mémoire. De plus, il est important de préciser qu’AMETHYSTE PROJECT a été parrainé par le Professeur Laurent Karila (que tous les métalleux connaissent pour sa forte implication musicale).
C’est sur les fondations de son ancien groupe AMETHYSTE et de certaines de ses compositions que va s’appuyer Thierry pour réaliser cet album. Il compte également sur la participation de ses anciens compères Greg Lung aux claviers et Jean-Pierre Faillat aux guitares, pour « relancer la machine ». Cependant ce dernier devra décliner sa participation pour des raisons de santé.
C'est à partir de là, que l'idée (géniale) de réunir plusieurs artistes plutôt que de faire un « groupe éphémère » a germé dans l’esprit de Thierry. Avec l’aide précieuse d’Olivier Costes et de Chris Garel, chacun piochant dans ses relations pour présenter le projet et demander leur collaboration. Toutes les personnes sollicitées ont accepté au premier contact !

Photographie : Chris Garrel par Chloé Bazaud
La structure de la trilogie « La Quête », titres déjà travaillés avec AMETHYSTE, ayant une couleur plutôt rock progressif, c’est donc vers ce style que l’album s’est engagé. De plus, il semblait intéressant d'emmener les autres musiciens vers un style de musique qu'ils connaissaient moins. Une aventure qui allait s’avérer finalement très enrichissante pour tous les participants…
Après avoir finalisé les compositions, s'en est suivi de gros échanges de fichiers audio entre tous les musiciens et chanteurs/ses pour que chacun puisse y apporter sa patte personnelle, et ainsi avoir la possibilité de retoucher certaines parties musicales ou vocales. Après une longue phase d’écoute, de mixage et de mastering avec Greg, et deux ans après le lancement du Projet, le CD est enfin prêt.
N’oublions pas également de préciser que la sublissime pochette de l’album a été réalisée par le Sorcier Stan W Decker (Judas Priest, JPL, Jorn, ADX), tandis que la graphiste Chloé Bazaud concevait avec brio le digipack et le livret. « Au gré du temps », dont le magnifique artwork évoque la vie qui passe, avec son « légendaire » sablier séparant les quatre saisons, est donc une sorte de « concept album » de rock progressif dont chaque morceau est chanté dans la langue de Molière, un choix assumé par tous les participants.
On commence donc par la Trilogie de la Quête.
01. Le Profane démarre l’album sur une intro de plus de deux minutes d’instrumentaux. D’abord le piano, puis la basse / batterie, les riffs de guitares viennent ensuite alourdir l’ambiance. C’est sombre et pénétrant, comme une plongée dans une autre époque, et c’est bien ce que laisse supposer les paroles. Tantôt parlé, tantôt chanté, le personnage est confronté au deuil et à la mort, il semble étranger à la religion qui pourrait lui apporter un peu de réconfort face à la douleur. Le final comme une élévation de l’âme qui s’arrache des limbes de la vie est magnifique. 7 minutes 32 de pure extase !
⦁ Chant : Olivier Costes / Guitares : Yvan Coste / Basse : Nicolas Sotiriou / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane
02. L’occultisme poursuit sur le même thème, une longue partie de claviers bien Prog’, une ligne de basse enivrante et planante, une caisse claire qui claque à souhait, des soli aériens, accompagnent notre héros, toujours à la recherche d’un passage vers le royaume de la mort. L’occultisme va lui permettre de franchir cette porte. Les paroles sont percutantes et les riffs de fin tranchants comme un scalpel, viennent mettre un terme à la vie de cet alchimiste un peu fou.
⦁ Chant : Sylvain Lapersonne / Guitares : Bastien Lemoine / Basse : Alan Raoul / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane
La fin de cette Quête se termine avec l’acte III « Révélation ». C’est sur de très beaux arpèges et des nappes de claviers éthérés que notre personnage se réveille. La voix de Jo est puissante et de circonstance pour conclure cette aventure sur un maelstrom de décibels, un épilogue qui nous laisse entrevoir que la mort n’est pas une fin, mais le passage pour retrouver ceux que nous avons perdu et aimons toujours… Le solo de fin de Ted est tout simplement époustouflant, un pur joyau !
⦁ Chant : Jo Amore / Guitares : Ted « Denver » Souaze / Basse : Alan Raoul / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane
« Au gré du temps », la piste 4, est le titre de cet opus et un morceau beaucoup plus rock / métal (même si les parties claviers sont légèrement en retrait, elles sont toujours aussi présentes), et plus court (un peu plus de cinq minutes). La voix suave et poignante de Carine nous rappelle que la vie passe vite et qu’il faut profiter des bons moments, avant de disparaître !
A noter le bruit de métronome, comme un balancier d’horloge qui égrène ses minutes, véritable marqueur du temps, que l’on retrouve au début, ainsi qu’à la fin du morceau.
⦁ Chant : Carine Pinto / Guitares : Ted « Denver » Souaze / Basse : Philippe Guadagnino / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane

Photographie : Carine Pinto par Amélie Mari
Le titre suivant « Le crépuscule des Elfes » et son intro très gothique nous plonge dans l’Heroic Fantasy. Un morceau qui sonne très ANGE (par son ossature et son ambiance sonore très Prog’) et qui aurait pu être interprété par le Mage Troubadour Christian Decamps himself ; mais c’est bel et bien le Grand Sachem de DREAMCATCHER Chris Garrel au chant ! Un morceau qui nous rappelle que même les Elfes n’étaient pas éternelles et qu’elles ont dû elles aussi subir les affres du temps, leurs âmes se rendant après leur trépas dans les cavernes de Mandos, en attendant d'être réincarnées…
⦁ Chant : Chris Garrel / Guitares : Gérard Le Huec / Basse : Markus Fortunato / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane
Avec « Mr King », un brillant hommage est rendu au Maître de l’Horreur, Mister Stephen King. On retrouve dans ces paroles chantées par Abby les meilleurs titres des romans qui ont fait le succès de l’auteur. Cette ballade Epic / Rock vient ainsi conclure de façon magistrale cet album.
⦁ Chant : Abby / Guitares : Olivier Louis-Servais / Basse : Markus Fortunato / Claviers : Greg Lung / Batterie : Thierry Thuane
L’année 2024 aura eu son lot d’excellents albums, mais tous styles confondus, j’avoue qu’« Au gré du temps » fait partie de mon TOP 5 tant il dégage d’émotions !
Certes, il s'agit d'une autoproduction tirée à seulement 150 exemplaires, mais cet album, initialement conçu pour une œuvre caritative, n’a rien à envier aux grosses productions au budget faramineux. Avec une distribution digne de ce nom, sur n'importe quel label, il aurait sans aucun doute trouvé sa place en tête de gondole, écoulant des palettes entières sans difficulté !
Un grand merci à tous les artistes qui ont participé à ce magnifique projet, et à Thierry pour cet émouvant hommage, sa maman aurait été très fière…
Photographie : Thierry Thuane par Chris Garrel
PS : pour les retardataires, il reste encore une petite dizaine de CD, alors faites une bonne action et contactez Thierry Drumghost en MP, il vous donnera les modalités pour acheter cet album exceptionnel et lui permettre, la dernière galette expédiée, de remettre en main propre le chèque des ventes à la Fondation pour la Recherche Médicale, au profit des malades d'Alzheimer.